Le danger obscur : le fanatisme: Les versets sur la guerre et leur interprétation
Sommaire
- L’Islam mal compris
- Les deux concepts de base utilisés à mauvais escient par ceux qui dépeignent l’Islam comme une religion violente : la charia et le jihad
- Qu’est-ce que la vraie charia coranique apporte à un pays ?
- Le vrai jihad dans le Coran
- Un Musulman a la responsabilité de croire à chaque verset du Coran sans exception
- Le Coran est un livre “préservé”
- Les erreurs dans la distinction entre “Musulmans de la période mecquoise” et “Musulmans de la période médinoise”
- L’épreuve difficile des Musulmans lors de la période mecquoise
- La période médinoise et les batailles
- Contre qui les batailles ont-elles été livrées ?
- La description de la guerre dans le Coran
- Les polythéistes avec lesquels les accords ont été conclus
- La première constitution la plus démocratique et multilatérale : la Constitution de Médine
- Les versets sur la guerre et leur interprétation
- Il n’existe aucune justification pour la guerre en Islam
- La guerre ne peut pas se justifier pour convertir de force à l’Islam
- La guerre ne peut pas se justifier pour la supériorité idéologique ou ethnique
- Qui souhaite la guerre ?
- Conclusion
- La fausse religion des fanatiques
- Les hadiths fabriqués qui forment la religion des fanatiques
- Quelle est l’origine des hadiths fabriqués ?
- Les différences entre les écoles de jurisprudence islamique
- Ceux qui cherchent des commandements en dehors du Coran devraient se tourner vers la vérité de la religion
- L’abandon du Coran par le monde islamique
- Le Coran est notre guide et devrait être dans nos mains à tout moment
- Un problème majeur : l’idée diffamatoire selon laquelle les hadiths abrogeraient les versets
- Comprendre les limites de la mentalité fanatique
- Exécuter ceux qui boivent de l’alcool
- Exécuter ceux qui se rasent
- Exécuter ceux qui commettent l’adultère
- L’adultère aux yeux du Coran
- Exécuter ceux qui volent
- Exécuter les apostats
- Exécuter ceux qui arrêtent de prier
- Battre les enfants qui cessent de prier
- Exécuter ceux qui ne font pas l’aumône
- Emprisonner et affamer ceux qui ne jeûnent pas
- Exécuter ceux qui consomment de l’alcool
- Exécuter ceux qui insultent le Prophète sans les inviter à se repentir
- La superstition d’“animaux maudits” dans la religion des fanatiques
- Notre Prophète (pbsl) a supprimé les coutumes cruelles qui maltraitaient les animaux
- Notre Prophète (pbsl) a interdit le surmenage des animaux
- Le droit au repos des animaux de travail
- Notre Prophète (pbsl) a interdit l’abus et la maltraitance des animaux
- L’affection de notre Prophète (pbsl) envers une chienne et ses chiots
- Une parole de notre Prophète (pbsl) reflétant son amour pour les animaux : “La vie de tous les chiens est respectable”
- Le chat de notre Prophète (pbsl) “Muezza”
- L’affection de notre Prophète (pbsl) envers un oiseau et ses petits
- Le chevreau
- Un chameau affamé et son propriétaire
- Une antilope endormie
- Un âne à la face cautérisée
- Bien traiter les animaux
- La nature hideuse du fanatique
- Une conception hideuse de la foi et de basse qualité concernant le Musulman, selon la mentalité fanatique
- Les femmes sont l’une des plus belles bénédictions de ce monde
- Les femmes dans le Coran
- L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient déficientes en intelligence et en foi
- L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient courbées
- Les hadiths et les affirmations fabriqués pour abaisser les femmes
- L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient un obstacle à la pratique de la religion
- L’idée erronée selon laquelle on ne devrait jamais être guidé par les femmes
- L'idée erronée selon laquelle il serait interdit pour les femmes de se parer
- L’attitude des femmes envers leurs maris selon les fanatiques
- Les droits et la supériorité accordés aux femmes dans le Coran n’existent pas dans la religion des fanatiques
- La situation d’une femme qui demande le divorce de son mari selon les fanatiques
- L’idée erronée selon laquelle la femme est considérée comme pécheresse jusqu’à ce que son mari soit satisfait d’elle
- L'idée erronée selon laquelle les femmes ne pourraient pas sortir et qu’elles seraient enclines à la tromperie de satan
- L’idée erronée selon laquelle la femme porterait malheur et qu’elle annulerait la prière
- Des exemples de la mentalité fanatique qui compare les femmes à des animaux
- Les versets s’adressant aux épouses de notre Prophète (pbsl)
- Conclusion : le Coran accorde la plus grande valeur aux femmes
- L’ajout du mot “voile (de tête)” dans les traductions du Coran comme moyen de restreindre les femmes
- Sourate an-Nur, verset 31, 1ère partie
- Khimar / Couvrir
- Yadribna / Frapper
- Juyub / Ouverture du col
- Les traductions trompeuses ou incorrectes basées sur des hadiths fabriqués
- Une fausse interprétation : “Qu’elles rabattent leur voile (de tête)”
- Ce qu’il faut savoir sur les sens des verset en arabe et sur l’exactitude des interprétations
- 1- Tenir compte de l’utilisation des mots en arabe
- 2- Examen des mots du Coran avec d’autres versets
- 3- Etre prudent quand des sens sont attribués entre parenthèses à des mots arabes
- Sourate an-Nur, verset 31, 2ème partie
- Les mauvaises interprétations concernant “les atours des femmes”
- L’idée erronée que les femmes sont des sources de trouble
- L’erreur de rendre illégaux les parures et les accessoires
- Comment le mot “parure” est-il utilisé dans le Coran ?
- La zone référée dans le verset 31 de la Sourate an-Nur
- Les faux hadiths fabriqués au sujet du voile (de tête) et leurs incohérences internes
- Les choses interdites ne sont pas laissées obscures dans le Coran
- Le désir d’enfermer seulement les femmes et de cacher leur corps
- Le Coran se réfère au jilbab et non au voile de tête
- Sourate al-Ahzab, verset 59
- Revendiquer le voile de tête mais ne jamais mentionner le jilbab
- La femme musulmane sait comment se vêtir conformément au Coran
- L’erreur de “deux femmes = un homme”
- Les femmes et le témoignage pour les prêts
- Les droits d’héritage de la femme
- Le droit de la femme au divorce
- Le divorce et la protection subséquente de la femme
- Assurer la réjouissance et le contentement des femmes en cas de divorce
- Allouer la sécurité financière aux femmes après le divorce
- Les biens donnés aux femmes ne doivent pas être repris après le divorce
- Assurer le logement des femmes après le divorce
- Les femmes ne peuvent être héritées par la force
- La valeur accordée aux mères
- La calomnie de la supériorité masculine et les superstitions sur le fait de battre les femmes
- L’idée erronée de la supériorité masculine
- L’idée erronée de “frapper les femmes”
- D’autres idées fausses concernant les femmes
- Les paroles du Prophète Mohammed (pbsl) à propos de la gloire des femmes
- La haine des fanatiques pour l’art
- L’idée erronée qu’on devrait éviter la plaisanterie, l’humour et le rire
- Selon le Coran, la lamentation et le malheur sont uniquement les attributs des incroyants
- La joie au paradis et la vraie signification du chagrin
- L’idée erronée qu’on devrait éviter l’humour
- L’allégation que la musique et la poésie sont interdites
- La malhonnêteté des fanatiques qui cherchent à bannir la musique
- Dieu aime la musique et en conséquence la fait aimer aussi à Ses Serviteurs
- L’idée erronée selon laquelle la peinture et la sculpture seraient illicites
- L’idée erronée selon laquelle l’or et la soie seraient interdits
- Les hadiths fabriqués qui interdisent les parfums plaisants
- Hadiths fabriqués qui interdisent les tatouages, le rasage des poils du visage, les soins dentaires esthétiques
- Hadiths fabriqués qui interdisent les perruques, l’épilation des sourcils, les tatouages
- Hadiths fabriqués qui interdisent aux femmes de sortir en portant des vêtements attrayants
- Hadiths fabriqués qui soutiennent que les femmes perderaient le paradis en se préoccupant de l’or et des vêtements
- Hadiths fabriqués qui soutiennent qu’on ne devrait pas donner de beaux vêtements aux femmes
- Si l’esprit des fanatiques dominait ce monde
- Le maquillage, les soins de beauté, la propreté, la modernité et la culture, en bref, la “qualité” sont tous des exigences de l’Islam
- Les femmes sont des créatures adorables, elles doivent évidemment être bien entretenues
- Les Musulmans ont le droit de porter des vêtements stylés et attrayants, d’avoir de belles voitures et de belles maisons
- Les Juifs et les Chrétiens dans la religion des fanatiques
- Les réponses du Coran à ceux qui cherchent dans celui-ci l’inimitié envers les Juifs
- La comparaison avec les “singes et les porcs” et ce que le Coran dit vraiment au sujet des Gens du Livre
- Examen du verset 60 de la Sourate al-Maidah
- Les Juifs qui sont loués
- Examen du verset 166 de la Sourate al-Araf
- Examen du verset 65 de la Sourate al-Baqarah
- L’erreur de “Juifs maudits”
- Examen du verset 88 de la Sourate al-Baqarah
- Examen du verset 155 de la Sourate an-Nisa
- L’idée erronée de ne pas se lier d’amitié avec les Juifs et les Chrétiens
- Un autre concept mal compris : la taqiyya (dissimulation)
- L’idée erronée de tuer les Juifs qui entrent dans l’adolescence
- L'idée erronée de rendre responsables les Juifs des péchés des Musulmans
- L’idée erronée selon laquelle la nourriture serait putréfiée à cause des Juifs
- L’idée erronée selon laquelle deux religions ne pourraient coexister sur les territoires arabes
- L’idée erronée selon laquelle appeler quelqu’un “Juif” serait une insulte et que maudire ces derniers serait une source de récompense
- L’idée erronée de les obliger à la partie étroite de la route
- Le Gharqad, l’arbre des Juifs
- La valeur accordée aux Gens du Livre dans le Coran
- L’invitation des Musulmans aux Gens du Livre
- Le comportement juste des Musulmans envers les Gens du Livre
- Les relations de notre Prophète (pbsl) avec les Gens du Livre
- L’Evangile et la Torah dans le Coran
- Les pratiques de notre Prophète (pbsl) concernant la Torah et l’Evangile
- Les Juifs jouissent des droits de vivre en Terre Sainte dans le Coran
- Conclusion

Après avoir vu la définition de la guerre dans le Coran, examinons maintenant les versets portant sur la guerre qui sont utilisés à mauvais escient par certains radicaux et pour la critique de l’Islam par certains opposants à l’Islam : Examen du verset 191 de la Sourate al-Baqarah :
Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d'où ils vous ont chassés :
la fitna [subversion, sédition, conflit] est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, combattez-les donc. Telle est la rétribution des incroyants.
Ce verset a été révélé après que les Musulmans ont été soumis à une grave pression et violence et ont été contraints de migrer de la Mecque à Médine. Les conditions énoncées en détail ci-dessus ont eu lieu et les Musulmans ont reçu le commandement de se défendre des attaques directes. Ils ont utilisé contre elles les méthodes de ces communautés qui n’ont jamais cessé de les opprimer, qui ont refusé d’écouter les paroles agréables et qui ont fait la sourde oreille aux appels de paix ou de négociation.
Cependant, le verset contient également un rappel des règles de la guerre : “Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, combattez-les donc.” Comme nous l’avons vu, la seule condition pour le combat est que l’autre côté ait attaqué en premier. S’ils ne font pas la guerre, n’attaquent pas, alors il est absolument illégal que les Musulmans attaquent.
La façon dont les radicaux et les adversaires de l’Islam déforment ce verset et ignorent cette disposition assez importante est bien sûr très suspicieuse. Le verset accorde explicitement et uniquement le droit à la légitime défense aux Musulmans : le verset ne commande donc pas la guerre et l’agression. Un autre élément important dans les versets est révélé comme suit : “La fitna [subversion sédition, conflit] est plus grave que le meurtre”. Inciter les communautés, encourager à la haine, propager la haine, l’anarchie et la terreur en s’engageant dans la calomnie Dans le verset 191 de la Sourate al-Baqarah, seul le droit de se défendre est donné aux Musulmans. Ce verset ne légitime donc pas la guerre et l’agression.
CES SCENES HAINEUSES NE REPRESENTENT PAS L’ ISLAM et les mensonges pures et simples, conduisant ainsi à des masses de personnes hostiles est une fitna et le verset nous dit que la fitna est pire que le meurtre. Ainsi, les communautés qui attaquent les Musulmans sont celles qui se livrent à une réelle subversion psychologique et secrète et le préjudice qu’elles font est très important.
La façon dont certains fanatiques qui sont dupés par les rumeurs et les superstitions déclarent que les individus, les sociétés ou les religions propagent la fitna et cherchent ensuite de soi-disant preuves pour leurs perversions à partir des versets du Coran est bien sûr extrêmement pitoyable. La fitna implique des actions qui mèneront à la corruption, comme propager la division parmi les Musulmans, les conduire au préjudice et au péché en leur infligeant toutes sortes d’ennuis, établir les infrastructures pour des rebellions de masse et s’engager dans des agressions physiques et verbales contre les Musulmans. Par conséquent, afin d’être en mesure d’accuser quelqu’un de fitna, il doit commettre une ou plusieurs de ces actions. Ceux qui cherchent à accuser les Juifs ou Israël en les accusant de s’engager dans la fitna vont donc à l’encontre de ce verset.
Selon le Coran, accuser tous les Juifs ou Israël de s’engager dans la fitna est un péché. Les gens qui répandent la fitna peuvent provenir de toute religion ou pays. Pourtant, de la même manière qu’on ne peut stigmatiser tous les Arabes, les Turcs ou les Musulmans d’épandeurs de fitna tout simplement parce qu’il y a des Arabes, des Turcs ou des Musulmans qui se livrent à la fitna, il ne peut tout aussi être question d’accuser tous les Juifs ou tous les Israéliens d’épandeurs de fitna. Selon le Coran, un Musulman peut dîner dans la maison d’un Juif, peut être son invité et son ami et peut même épouser une femme juive (ce point sera clarifié en détail dans un autre chapitre). Cela étant le cas, un Musulman ne peut stigmatiser inconditionnellement un Juif d’épandeur de fitna. Comme nous le disions au début, les auteurs de ces affirmations généralisées ne savent rien du Coran et agissent par ignorance, cela résultant du fait qu’ils ont été élevés sous l’influence de nombreux hadiths fabriqués concernant la fitna et les Juifs. Les hadiths en question et la position des Gens du Livre selon le Coran seront examinés ultérieurement dans les chapitres suivants.
Examen des versets 89, 90 et 91 de la Sourate an-Nisa :
Ils aimeraient vous voir incroyants, comme ils ont mécru :
alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier de Dieu. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.
Excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous, le cœur serré d'avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu.
Si Dieu avait voulu, Il leur aurait donné l'audace (et la force) contre vous, et ils vous auraient certainement combattus. (Par conséquent,) s'ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu'ils vous offrent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas de chemin contre eux.
Vous en trouverez d'autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu.
Toutes les fois qu'on les pousse vers la fitna [subversion], ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s'ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné autorité manifeste.
Ces versets se réfèrent aux hypocrites. Ce sont des individus qui se disent Musulmans, qui vivent parmi les Musulmans et semblent être comme l’un d’eux mais qui hébergent en réalité une grande haine envers Dieu et l’Islam et cherchent à poignarder les Musulmans dans le dos. Dieu révèle que ceux qui meurent en tant qu’hypocrites sont jetés au plus bas de l’enfer. Comme on peut le voir, en raison de leur nature perfide et à double face, l’hypocrisie est un modèle humain particulièrement dangereux et méprisable, très différent des négateurs ou des polythéistes.
Dans le verset 89 de la Sourate an-Nisa, il est interdit d’adopter comme amis les hypocrites qui abandonnent les Musulmans et qui s’efforcent de faire tomber les Musulmans dans les mêmes perversions dans lesquelles ils se trouvent. La situation dans laquelle les hypocrites en question se livrent à des attaques physiques contre les Musulmans justifie la lutte contre ces derniers. Nous pouvons le voir dans le verset 90 qui suit. Comme il ressort des mots “s'ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu'ils vous offrent la paix”, il n’y a pas de voie contre une communauté qui ne s’engage pas dans des attaques. La communauté contre laquelle le meurtre est autorisé est très clairement celle qui a déclaré en premier la guerre aux Musulmans. Ici on donne très clairement aux Musulmans le droit de se défendre face aux attaques. En outre, le verset 90 de la Sourate an-Nisa est une autre manifestation d’un langage coranique juste, clément et affectueux, qui favorise toujours la paix. Comme nous pouvons le voir des mots “excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous, le cœur serré d'avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu”, certains hypocrites, qui jusque-là avaient toujours poignardé les Musulmans dans le dos et les avaient trahis, mais qui plus tard ont adopté une attitude pacifique envers les Musulmans sont également immunisés. Dans le même verset, Dieu dit “s'ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu'ils vous offrent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas de chemin contre eux” soulignant à nouveau leur immunité. Ceci est la définition même de la justice.
Le verset 91 présente une situation décrite à partir des mêmes conditions. Les hypocrites qui se repentent et qui affirment ne plus vouloir combattre, retournent plus tard dans la fitna (subversion) et recommencent à attaquer les Musulmans. Dans ce cas, la disposition concernant la guerre est rappelée dans le Coran disant que ces personnes ne doivent pas être touchées tant qu’elles n’attaquent pas, mais que si elles attaquent, alors l’auto-défense est légitime.
Il est nécessaire de rappeler que la situation décrite dans le verset est une situation spécifique qui s’est produite au cours de la bataille d’Uhud et qu’elle concerne ces hypocrites qui se sont adonnés à la trahison sur le champ de bataille.
Examen du verset 5 de la Sourate at-Tawbah :
Après que les mois sacrés expirent, tuez les polythéistes où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade.
Si ensuite ils se repentent, accomplissent la salat (la prière) et acquittent la zakat (l'aumône), alors laissez-leur la voie libre, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. (Coran, 9 : 5) Afin de comprendre les conditions dans le verset ci-dessus, nous devons commencer à lire la Sourate at-Tawbah à partir du verset 1 ; de cette façon, nous voyons que les polythéistes qui méritent d’être contre-attaqués ne sont pas “tous les polythéistes” mais ceux qui commettent des attaques sauvages contre les Musulmans et qui concluent ensuite un accord pour ne pas combattre pendant les mois sacrés. Les polythéistes en question sont ceux qui ont sournoisement essayé de poursuivre et atteindre les Musulmans, ont continué à les attaquer pendant les mois sacrés et ont tué des Musulmans malgré le fait qu’ils ont conclu un accord équitable avec les Musulmans et qu’ils savaient très bien que les Musulmans n’entreraient pas en guerre pendant les mois sacrés.
Dans ces conditions, les Musulmans reçoivent, avec ce verset, le droit de se défendre contre les attaques sauvages. Comme indiqué dans le verset, bien que les polythéistes aient sauvagement attaqué pendant les mois sacrés, les Musulmans n’ont pas répondu au cours de ces mois puisque Dieu a ainsi commandé. Ils ont fait preuve de patience durant ces mois et ont commencé à se défendre une fois la fin des mois sacrés. Nous voyons également que le verset décrit la méthode qui doit être adoptée en défense : la saisie, le siège et la guette sur toutes les routes. Les conditions primaires des guerres fondées sur le droit international sont le siège et la saisie. Les passages requis pour le siège sont saisis et maintenus empêchant ainsi les adversaires de se déplacer. Dans le verset 6 de la Sourate at-Tawbah, il est recommandé aux Musulmans d’aider un idolâtre qui se réfugie auprès d’eux-mêmes au prix de mettre en danger leur propre vie.
Ce verset décrit donc la méthode adoptée et désormais considérée légitime au regard du droit international. Il n’est aussi pas question dans ce verset de s’engager dans une lutte contre ceux qui arrêtent leurs attaques et se repentent. Ils doivent être libérés, cela est explicite.
Quand nous examinons le verset suivant, nous constatons une déclaration très importante qui décrit l’esprit d’amour et de protection du Coran. Ce verset élimine toutes les allégations faites sur les Musulmans par les opposants à l’Islam :
Et si l'un des polythéistes te demande asile, accorde-le lui, afin qu'il entende la parole de Dieu, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.
Par ce verset, il est recommandé aux Musulmans d’aider un polythéiste qui se réfugie auprès d’eux et demande leur aide même si cela met en danger leur propre vie. Le verset suggère même que ce Musulman fasse office de bouclier humain pour protéger ces polythéistes. Autrement dit, il a la responsabilité de risquer sa propre vie pour protéger quelqu’un qui nie Dieu et de le faire parvenir à son lieu de sécurité.
C’est ce que le Coran commande. Selon ce commandement, on ne tue pas quelqu’un parce qu’il ne croit pas en Dieu. Au contraire, il doit être protégé même au prix de la vie de Musulmans. Par conséquent, la justification de la guerre n’a rien à voir avec la croyance en Dieu ou l’incroyance de l’autre partie, ni avec son appartenance à une autre foi. La justification de la guerre naît quand les adversaires s’engagent dans des agressions, des actes de torture et le meurtre. Un autre fait énoncé dans le verset est que toutes les personnes doivent être sous la protection des Musulmans tant qu’elles n’attaquent pas ou ne s’engagent pas dans des actes extrêmes peu importe leur religion, langue, ethnie ou convictions. Un Musulman a la responsabilité de protéger les Gens du Livre, un athée ou un communiste de la même manière qu’il le fait avec d’autres Musulmans ; c’est une condition du comportement musulman, c’est la description du Musulman dans le Coran. Si quelqu’un dit “Je suis Musulman”, alors il doit être le protecteur des autres.
Examen du verset 13 de la Sourate at-Tawbah :
Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments, qui ont voulu bannir le Messager et alors que ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers ? Les redoutiez-vous ? C'est Dieu Qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants !
Ce verset en est un parmi d’autres qui montre les commandements concernant les combats dans le Coran. Quand une communauté polythéiste, parvenue à une trêve avec les Musulmans, autrement dit, qui vivait en paix avec ces derniers comme l’exigent les accords, rompt la trêve et commence à attaquer, essaye de forcer le Prophète Mohammed (pbsl) à quitter ses terres et à s’exiler, et comme le dit explicitement le verset, attaque les Musulmans les premiers, cela donne alors aux Musulmans le droit de lutter contre ces polythéistes.
Examen du verset 33 de la Sourate al-Maidah :
La récompense de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas ; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.
Le sujet que nous avons particulièrement souligné dans tous les versets sur la guerre est également notable dans ce verset. Les caractéristiques de la communauté à combattre sont énoncées en détail ici : ils font la guerre à Dieu et à Son Messager et sèment la corruption sur terre. Ceux-ci ne se livrent pas seulement à des attaques physiques sur les Musulmans ; ils répandent aussi la corruption à travers le monde. Le verset parle d’une communauté qui représente un problème pour le monde entier, que tout le monde considère comme perverse, qui corrompt la société et qui est belliqueuse.
Comme dans toutes les guerres, lorsque les Musulmans se défendent contre une communauté qui leur a activement déclaré la guerre, le meurtre est possible – tant qu’il s’agit du dernier recours – et l’une des mesures qui peuvent être imposées est de forcer ces gens à quitter leurs terres. En d’autres termes, selon les versets du Coran, les Musulmans sont autorisés à faire des choses qui sont en temps normal interdites – tuer et forcer les gens à l’exil – mais qui ne sont permises que dans une telle situation de guerre.
Examen du verset 57 de la Sourate al-Anfal :
Donc, si tu les maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu'ils se souviennent.
Nous devons également évaluer ce verset à la lumière de la perspective et des preuves que nous avons examinées en détail : il ne faut pas oublier que la période médinoise durant laquelle certains versets ont été envoyés, était une période d’intenses combats. Cela était purement le résultat de l’injustice perpétrée contre les Musulmans qui, comme indiqué dans un verset, “ont été expulsés de leurs demeures, – contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient : ‘Dieu est notre Seigneur’… ” (Coran, 22 : 40). En outre, le verset suivant dit “… s'ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu'ils vous offrent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas de chemin contre eux.’’ Les Musulmans ont la responsabilité de mettre fin aux combats et non de faire affront à l’adversaire quand celui-ci cesse le combat.
En examinant les quelques versets précédant le verset 57 de la Sourate al-Anfal, nous constatons que ceux-ci se réfèrent aux communautés avec lesquelles les Musulmans sont parvenus à un accord. Comme dans chaque verset qui permet la légitime défense, il est aussi question dans ces versets des communautés qui ont rompu la trêve avec les Musulmans et qui les ont immédiatement attaqués.
Il est essentiel de produire une force de dissuasion face à une telle communauté qui mène des attaques subséquentes, refuse l’écoute et crée la corruption en rompant constamment les accords de paix. Car, une fois dissuadées, les communautés ayant pris l’habitude de propager la corruption n’auront plus la force de recommencer et d’autres groupes de polythéistes se préparant à suivre leur exemple, à créer la corruption et à lancer une attaque n’en auront ainsi plus le courage. Ceci est une mesure préventive nécessaire et importante contre une telle communauté qui viole tous les accords de paix et pour prévenir les conflits ultérieurs. On attache une grande importance aux sanctions “dissuasives” dans les constitutions de presque tous les pays du monde et le droit international. Le but est d’empêcher qu’une même ou autre personne commette une infraction. Ces précautions en droit international sont extrêmement appropriées et il est injuste comme violation du bon sens et de l’équité que les gens considèrent celles-ci comme nécessaires pour les états de droit mais s’opposent aux mêmes mesures quand il s’agit de l’Islam.
Examen du verset 4 de la Sourate Mohammed :
Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Dieu voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin de Dieu, Il ne rendra jamais vaines leurs actions.
Comme pour les autres versets, ce verset souligne un contexte de guerre. Le traité a été violé, les polythéistes sont passés à l’offensive et il n’existe désormais pas d’autre choix que de répondre à l’agression. Ce qu’on décrit dans ce verset, ce sont les normes internationales de la guerre. En outre, il présente aussi une chose qui n’est pas appliquée sous la réglementation internationale de la guerre : la libération des prisonniers dès la fin des combats. Pourtant aujourd’hui, des prisonniers sont toujours détenus au camp de Guantanamo au Cuba, même après la fin de la guerre en Afghanistan et les organisations comme l’ONU et l’OTAN jugent cela légitime. Mais l’IsLa torture est une oppression qui s’oppose aussi aux valeurs chrétiennes. Un Chrétien sincère ne peut jamais considérer cela comme raisonnable.
lam ne considère pas cette loi légitime : d’après le Coran, tous les prisonniers doivent être libérés aussitôt les combats terminés. Les versets sur la guerre décrivent clairement des guerres défensives dans les conditions de l’époque, menées uniquement contre les polythéistes et les hypocrites qui lancent les hostilités et propagent la subversion et la corruption. La principale raison pour laquelle ces versets sont mal interprétés et utilisés par les radicaux pour leurs politiques de rage et de haine est les centaines de faux hadiths ajoutés à l’Islam et les fausses perspectives de certains analystes. Le Coran doit être lu avec un esprit pur et éclairé, purgé de tous les faux hadiths et autres superstitions. Quand on les considère à la lumière des circonstances de guerre de l’époque, le sens de ces versets devient limpide.