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Le danger obscur : le fanatisme: La première constitution la plus démocratique et multilatérale : la Constitution de Médine

Sommaire
  1. L’Islam mal compris
  2. Les deux concepts de base utilisés à mauvais escient par ceux qui dépeignent l’Islam comme une religion violente : la charia et le jihad
  3. Qu’est-ce que la vraie charia coranique apporte à un pays ?
  4. Le vrai jihad dans le Coran
  5. Un Musulman a la responsabilité de croire à chaque verset du Coran sans exception
  6. Le Coran est un livre “préservé”
  7. Les erreurs dans la distinction entre “Musulmans de la période mecquoise” et “Musulmans de la période médinoise”
  8. L’épreuve difficile des Musulmans lors de la période mecquoise
  9. La période médinoise et les batailles
  10. Contre qui les batailles ont-elles été livrées ?
  11. La description de la guerre dans le Coran
  12. Les polythéistes avec lesquels les accords ont été conclus
  13. La première constitution la plus démocratique et multilatérale : la Constitution de Médine
  14. Les versets sur la guerre et leur interprétation
  15. Il n’existe aucune justification pour la guerre en Islam
  16. La guerre ne peut pas se justifier pour convertir de force à l’Islam
  17. La guerre ne peut pas se justifier pour la supériorité idéologique ou ethnique
  18. Qui souhaite la guerre ?
  19. Conclusion
  20. La fausse religion des fanatiques
  21. Les hadiths fabriqués qui forment la religion des fanatiques
  22. Quelle est l’origine des hadiths fabriqués ?
  23. Les différences entre les écoles de jurisprudence islamique
  24. Ceux qui cherchent des commandements en dehors du Coran devraient se tourner vers la vérité de la religion
  25. L’abandon du Coran par le monde islamique
  26. Le Coran est notre guide et devrait être dans nos mains à tout moment
  27. Un problème majeur : l’idée diffamatoire selon laquelle les hadiths abrogeraient les versets
  28. Comprendre les limites de la mentalité fanatique
  29. Exécuter ceux qui boivent de l’alcool
  30. Exécuter ceux qui se rasent
  31. Exécuter ceux qui commettent l’adultère
  32. L’adultère aux yeux du Coran
  33. Exécuter ceux qui volent
  34. Exécuter les apostats
  35. Exécuter ceux qui arrêtent de prier
  36. Battre les enfants qui cessent de prier
  37. Exécuter ceux qui ne font pas l’aumône
  38. Emprisonner et affamer ceux qui ne jeûnent pas
  39. Exécuter ceux qui consomment de l’alcool
  40. Exécuter ceux qui insultent le Prophète sans les inviter à se repentir
  41. La superstition d’“animaux maudits” dans la religion des fanatiques
  42. Notre Prophète (pbsl) a supprimé les coutumes cruelles qui maltraitaient les animaux
  43. Notre Prophète (pbsl) a interdit le surmenage des animaux
  44. Le droit au repos des animaux de travail
  45. Notre Prophète (pbsl) a interdit l’abus et la maltraitance des animaux
  46. L’affection de notre Prophète (pbsl) envers une chienne et ses chiots
  47. Une parole de notre Prophète (pbsl) reflétant son amour pour les animaux : “La vie de tous les chiens est respectable”
  48. Le chat de notre Prophète (pbsl) “Muezza”
  49. L’affection de notre Prophète (pbsl) envers un oiseau et ses petits
  50. Le chevreau
  51. Un chameau affamé et son propriétaire
  52. Une antilope endormie
  53. Un âne à la face cautérisée
  54. Bien traiter les animaux
  55. La nature hideuse du fanatique
  56. Une conception hideuse de la foi et de basse qualité concernant le Musulman, selon la mentalité fanatique
  57. Les femmes sont l’une des plus belles bénédictions de ce monde
  58. Les femmes dans le Coran
  59. L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient déficientes en intelligence et en foi
  60. L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient courbées
  61. Les hadiths et les affirmations fabriqués pour abaisser les femmes
  62. L’idée erronée selon laquelle les femmes seraient un obstacle à la pratique de la religion
  63. L’idée erronée selon laquelle on ne devrait jamais être guidé par les femmes
  64. L'idée erronée selon laquelle il serait interdit pour les femmes de se parer
  65. L’attitude des femmes envers leurs maris selon les fanatiques
  66. Les droits et la supériorité accordés aux femmes dans le Coran n’existent pas dans la religion des fanatiques
  67. La situation d’une femme qui demande le divorce de son mari selon les fanatiques
  68. L’idée erronée selon laquelle la femme est considérée comme pécheresse jusqu’à ce que son mari soit satisfait d’elle
  69. L'idée erronée selon laquelle les femmes ne pourraient pas sortir et qu’elles seraient enclines à la tromperie de satan
  70. L’idée erronée selon laquelle la femme porterait malheur et qu’elle annulerait la prière
  71. Des exemples de la mentalité fanatique qui compare les femmes à des animaux
  72. Les versets s’adressant aux épouses de notre Prophète (pbsl)
  73. Conclusion : le Coran accorde la plus grande valeur aux femmes
  74. L’ajout du mot “voile (de tête)” dans les traductions du Coran comme moyen de restreindre les femmes
  75. Sourate an-Nur, verset 31, 1ère partie
  76. Khimar / Couvrir
  77. Yadribna / Frapper
  78. Juyub / Ouverture du col
  79. Les traductions trompeuses ou incorrectes basées sur des hadiths fabriqués
  80. Une fausse interprétation : “Qu’elles rabattent leur voile (de tête)”
  81. Ce qu’il faut savoir sur les sens des verset en arabe et sur l’exactitude des interprétations
  82. 1- Tenir compte de l’utilisation des mots en arabe
  83. 2- Examen des mots du Coran avec d’autres versets
  84. 3- Etre prudent quand des sens sont attribués entre parenthèses à des mots arabes
  85. Sourate an-Nur, verset 31, 2ème partie
  86. Les mauvaises interprétations concernant “les atours des femmes”
  87. L’idée erronée que les femmes sont des sources de trouble
  88. L’erreur de rendre illégaux les parures et les accessoires
  89. Comment le mot “parure” est-il utilisé dans le Coran ?
  90. La zone référée dans le verset 31 de la Sourate an-Nur
  91. Les faux hadiths fabriqués au sujet du voile (de tête) et leurs incohérences internes
  92. Les choses interdites ne sont pas laissées obscures dans le Coran
  93. Le désir d’enfermer seulement les femmes et de cacher leur corps
  94. Le Coran se réfère au jilbab et non au voile de tête
  95. Sourate al-Ahzab, verset 59
  96. Revendiquer le voile de tête mais ne jamais mentionner le jilbab
  97. La femme musulmane sait comment se vêtir conformément au Coran
  98. L’erreur de “deux femmes = un homme”
  99. Les femmes et le témoignage pour les prêts
  100. Les droits d’héritage de la femme
  101. Le droit de la femme au divorce
  102. Le divorce et la protection subséquente de la femme
  103. Assurer la réjouissance et le contentement des femmes en cas de divorce
  104. Allouer la sécurité financière aux femmes après le divorce
  105. Les biens donnés aux femmes ne doivent pas être repris après le divorce
  106. Assurer le logement des femmes après le divorce
  107. Les femmes ne peuvent être héritées par la force
  108. La valeur accordée aux mères
  109. La calomnie de la supériorité masculine et les superstitions sur le fait de battre les femmes
  110. L’idée erronée de la supériorité masculine
  111. L’idée erronée de “frapper les femmes”
  112. D’autres idées fausses concernant les femmes
  113. Les paroles du Prophète Mohammed (pbsl) à propos de la gloire des femmes
  114. La haine des fanatiques pour l’art
  115. L’idée erronée qu’on devrait éviter la plaisanterie, l’humour et le rire
  116. Selon le Coran, la lamentation et le malheur sont uniquement les attributs des incroyants
  117. La joie au paradis et la vraie signification du chagrin
  118. L’idée erronée qu’on devrait éviter l’humour
  119. L’allégation que la musique et la poésie sont interdites
  120. La malhonnêteté des fanatiques qui cherchent à bannir la musique
  121. Dieu aime la musique et en conséquence la fait aimer aussi à Ses Serviteurs
  122. L’idée erronée selon laquelle la peinture et la sculpture seraient illicites
  123. L’idée erronée selon laquelle l’or et la soie seraient interdits
  124. Les hadiths fabriqués qui interdisent les parfums plaisants
  125. Hadiths fabriqués qui interdisent les tatouages, le rasage des poils du visage, les soins dentaires esthétiques
  126. Hadiths fabriqués qui interdisent les perruques, l’épilation des sourcils, les tatouages
  127. Hadiths fabriqués qui interdisent aux femmes de sortir en portant des vêtements attrayants
  128. Hadiths fabriqués qui soutiennent que les femmes perderaient le paradis en se préoccupant de l’or et des vêtements
  129. Hadiths fabriqués qui soutiennent qu’on ne devrait pas donner de beaux vêtements aux femmes
  130. Si l’esprit des fanatiques dominait ce monde
  131. Le maquillage, les soins de beauté, la propreté, la modernité et la culture, en bref, la “qualité” sont tous des exigences de l’Islam
  132. Les femmes sont des créatures adorables, elles doivent évidemment être bien entretenues
  133. Les Musulmans ont le droit de porter des vêtements stylés et attrayants, d’avoir de belles voitures et de belles maisons
  134. Les Juifs et les Chrétiens dans la religion des fanatiques
  135. Les réponses du Coran à ceux qui cherchent dans celui-ci l’inimitié envers les Juifs
  136. La comparaison avec les “singes et les porcs” et ce que le Coran dit vraiment au sujet des Gens du Livre
  137. Examen du verset 60 de la Sourate al-Maidah
  138. Les Juifs qui sont loués
  139. Examen du verset 166 de la Sourate al-Araf
  140. Examen du verset 65 de la Sourate al-Baqarah
  141. L’erreur de “Juifs maudits”
  142. Examen du verset 88 de la Sourate al-Baqarah
  143. Examen du verset 155 de la Sourate an-Nisa
  144. L’idée erronée de ne pas se lier d’amitié avec les Juifs et les Chrétiens
  145. Un autre concept mal compris : la taqiyya (dissimulation)
  146. L’idée erronée de tuer les Juifs qui entrent dans l’adolescence
  147. L'idée erronée de rendre responsables les Juifs des péchés des Musulmans
  148. L’idée erronée selon laquelle la nourriture serait putréfiée à cause des Juifs
  149. L’idée erronée selon laquelle deux religions ne pourraient coexister sur les territoires arabes
  150. L’idée erronée selon laquelle appeler quelqu’un “Juif” serait une insulte et que maudire ces derniers serait une source de récompense
  151. L’idée erronée de les obliger à la partie étroite de la route
  152. Le Gharqad, l’arbre des Juifs
  153. La valeur accordée aux Gens du Livre dans le Coran
  154. L’invitation des Musulmans aux Gens du Livre
  155. Le comportement juste des Musulmans envers les Gens du Livre
  156. Les relations de notre Prophète (pbsl) avec les Gens du Livre
  157. L’Evangile et la Torah dans le Coran
  158. Les pratiques de notre Prophète (pbsl) concernant la Torah et l’Evangile
  159. Les Juifs jouissent des droits de vivre en Terre Sainte dans le Coran
  160. Conclusion

Avec la Constitution de Médine – la première constitution de l’état de Médine – notre Prophète (pbsl) a apporté un ordre démocratique et pacifique jamais observé dans la péninsule arabique à une communauté urbaine composée de différentes races, religions et tribus. En vertu de cette constitution, la coexistence en paix de toutes les communautés à Médine était garantie, celles-ci pouvaient régir leur vie selon leurs propre foi et croyances et avoir le pouvoir d’exploiter et de réglementer leurs propres lois et institutions. Ce faisant, ils vivraient ensemble dans la paix et l’unité avec toutes les communautés à Médine.

La Constitution de Médine a été écrite il y a quelques 1400 ans, en 622 après J. C. sous la direction du Prophète Mohammed (pbsl) pour répondre aux demandes des peuples de différentes croyances. Celle-ci nous est parvenue sous la forme d’un traité juridique écrit. En conséquence, les communautés qui s’opposaient depuis 120 ans et qui se composaient de différentes religions et races ont été incluses dans cette constitution. Par ce contrat, le Prophète (pbsl) a montré que les conflits entre les factions ennemies qui se livraient au combat à chaque occasion et qui ne parvenaient pas à un compromis, pouvaient prendre fin et que ces communautés étaient effectivement capables de vivre ensemble en harmonie.

En vertu de la Constitution de Médine, chaque individu était libre de faire ses propres choix religieux, politiques ou philosophiques à l’abri de toute pression de toute personne. Les gens pouvaient former une communauté d’individus ayant les mêmes opinions. Tout le monde était libre d’exercer son propre système de justice. Cependant, quiconque commettrait un crime ne serait protégé par personne. Les parties à l’accord s’engageaient à coopérer les unes avec les autres, à se soutenir entre elles et étaient sous la protection du Prophète Mohammed (pbsl). Les désaccords entre les parties étaient portés au Messager de Dieu (pbsl). En effet, même les polythéistes préféraient l’arbitrage de notre Prophète (pbsl) parce qu’il était le plus juste de tous.

Ce traité élaboré par notre Prophète (pbsl) a été progressivement mis en application entre 622 et 635 après J.C. Grâce à cette constitution, les gens ont devancé la structure tribale fondée sur les liens du sang et de la famille et des personnes de différentes origines ethniques, géographiques et culturelles se sont réunies pour constituer un ensemble. La Constitution de Médine a également établi une liberté de croyance et de religion très étendue. Un des articles exprimant cette liberté se lit :

Les Juifs de Banu Awf forment avec les croyants une communauté. Aux Juifs, leur religion et aux Musulmans, leur religion”. (Constitution de Médine : http://www.islamic-study.org/jews-prophet-page-2.htm) La Constitution de Médine se compose de 47 articles. Les articles 1-23 concernent les Musulmans tandis que les articles 24-47 se réfèrent aux tribus juives installées à Médine. La référence faite aux Chrétiens, qui étaient beaucoup moins nombreux est également importante en ce qui concerne la participation des membres des différentes confessions. L’analyse de la Constitution de Médine dans un rapport intitulé “Réévaluation de la Charte de Médine selon la perspective pluraliste par le Professeur Leonard Swidler" déclare que la Constitution est un document important en ce qu’il affiche les efforts du Prophète Mohammed (pbsl) pour unir la ville et regrouper les groupes autour de la loi, qui a été explicitement annoncé au peuple.

Selon ce rapport, en termes de droit, chaque individu a des droits égaux, jouit de la liberté de choisir sa religion et de participer à la guerre avec des Musulmans tandis qu’en toutes circonstances, il leur est interdit de s’engager dans des accords séparés avec l’ennemi. Cela montre ainsi un effort pour établir une solidarité étroite des groupes de Médine. L’auteur du rapport affirme que ce texte politique et religieux avait pour objectif l’établissement d’une nouvelle société autour des valeurs d'égalité et de liberté. Comme souligné dans la Constitution, la supériorité de la loi sur l’individu était l’étape de base dans l’atteinte de l’objectif de s’assurer un climat de dialogue et de coexistence. Les articles de la Constitution signifiaient aussi la responsabilité égale de chaque individu dans la défense de la ville. Selon ce rapport, étant donné que les noms de tous les groupes de la ville sont cités un par un, la Constitution et donc le Prophète, ont reconnu tous ces groupes dans la ville comme des entités juridiques et les ont pris en compte. (Kenan Çetinkaya, Amerika’da Diyalog anlayışı ve Medine Vesikası [Compréhension du dialogue en Amérique et Charte de Médine])

Bien qu’il existe un grand nombre d’articles sur les Juifs dans la constitution, il conviendrait également de rappeler qu’elle incluait aussi les communautés païennes qui y vivaient. Même si les polythéistes de la Mecque avaient ouvertement manifesté leur hostilité contre le Prophète Mohammed (pbsl) et que les Musulmans avaient été contraints de quitter leurs terres, le Prophète (pbsl) a toujours traité les La Constitution de Médine est la première constitution pluraliste et la plus démocratique de l’histoire montrant l’attitude protectrice des Musulmans envers les droits et les lois des membres d’autres religions et mêmes des idolâtres.

païens de Médine de manière très affectueuse, pacifique et conciliante. Le texte de la Constitution de Médine montre que les Musulmans ont adopté une attitude protectrice envers les droits et les lois des polythéistes et que ces derniers ont souhaité servir aux côtés des Musulmans dans la défense de Médine. Une telle attitude envers les polythéistes n’est pas du tout surprenante parce que dans le Coran, les Musulmans ont la responsabilité de protéger les polythéistes avec lesquels ils ont signé des accords même au prix de leur propre vie. (Cela sera traité plus en détail ultérieurement).

En conclusion, la constitution en question est considérée comme un document très important contenant le noyau de l’unité et de l’union, de l’amour et de l’affection, de l’amitié et de la paix et représente un exemple de dialogue entre Musulmans et non-Musulmans en général et entre Musulmans et Juifs en particulier. La conception de l’amour et de la paix de notre Prophète (pbsl) était fondée sur le Coran mais à l’heure actuelle, il est difficile d’identifier une société musulmane en mesure de vivre par cette même conception. C’est une preuve très importante et définitive que la constitution la plus démocratique a été écrite et appliquée par notre Prophète (pbsl) et que les sociétés contemporaines se sont détournées des pratiques de notre Prophète (pbsl) comme il est révélé dans le Coran.

Les sections suivantes de ce livre doivent donc être évaluées à la lumière de ces informations. Les pratiques des colporteurs de superstitions d’aujourd’hui sont radicalement différentes des conseils du Saint Coran, qui commande que même les polythéistes soient protégés et qui dit que les Gens du Livre (Juifs et Chrétiens) bénéficient d’un statut spécial pour les Musulmans. Leurs pratiques diffèrent également de celles du Prophète Mohammed (pbsl) qui a toujours cherché la paix et la démocratie. Les colporteurs de superstitions sont toujours à la recherche de preuves d’incessants conflits dans le Coran, pourtant le Coran lui-même conseille toujours la paix. Ce fait important doit donc être pris en compte quand on interprète les versets sur la guerre.