Retour au guide
AZTRENDEFRESNLRUITSQBSROKYDA

Le bâton de Moïse : serpent ou dragon ?

Serpent ou Dragon ?…Est-ce une erreur commise dans le Coran ?..Par ailleurs, ces versets mutachabih peuvent-ils avoir une autre interprétation ?

On allègue une contradiction dans les expressions figurant dans deux versets relatifs au récit de Moïse. Les versets sont les suivants :

فَأَلْقَىٰ عَصَاهُ فَإِذَا هِىَ ثُعْبَانٌ مُّبِينٌ

Ainsi, lorsque (Moïse) jeta son bâton, il devint à l’instant un dragon évident. (7 Sourate Al-A'raf, 107)

فَأَلْقَىٰهَا فَإِذَا هِىَ حَيَّةٌ تَسْعَىٰ

Ainsi, il le jeta ; (et que vit-il) c’était aussitôt un (énorme) serpent courant à toute vitesse. (20 Sourate Ta-Ha, 20)

Alors que dans la sourate Al-A'raf il est exprimé que lorsque Moïse jeta son bâton, celui-ci se transforma en dragon, dans la sourate Ta-Ha il est exprimé qu’il se transforma en énorme serpent. Dans ces deux versets, les noms de l’animal issu de la transformation sont différents.

Le premier point auquel il faut prêter attention ici est que les deux événements racontés dans la sourate Al-A'raf et dans la sourate Ta-Ha sont différents l’un de l’autre. Il n’est pas question du même sujet. Si l’on lit quelques versets précédant le verset concerné, on peut le voir aisément.

Le verset 107 de la sourate Al-A'raf raconte un événement survenu lors de la rencontre avec Pharaon et, face à lui, Moïse jette son bâton. Quant au verset 20 de la sourate Ta-Ha, avant que Moïse n’aille chez Pharaon, Allah, en montrant à Moïse les miracles qu’Il lui a donnés, lui demande de jeter son bâton. Dans deux situations différentes, il a pu se transformer en animaux différents l’un de l’autre par la taille. Et comme les événements sont différents, il n’est pas non plus possible de parler d’une contradiction.

En dehors de cela, même si les mots figurant dans les deux versets sont différents l’un de l’autre, ils ont des sens lexicaux communs. Quand on regarde le dictionnaire, on verra que tous deux ont le sens de « serpent ». Par exemple, le mot « Hayyatun » figurant dans Ta-Ha 20 signifie « serpent ». ( Source : Kuran’ı Kerim Lügatı, éditions Timaş page, 160)

Le mot « Suaba » dans Al-A'raf 107 a lui aussi le sens de « serpent ». ( Source : Kuran’ı Kerim Lügatı, éditions Timaş page, 112) Mais certains traducteurs du Coran n’ont pas utilisé dans leur traduction le sens de serpent, mais l’autre sens. Ce sont des mots synonymes. Vu sous cet angle également, on comprend qu’il n’y a pas de contradiction.

Ce récit se déroule entre Pharaon et ses partisans, qui symbolisent les régimes négateurs et oppresseurs ayant vécu et qui vivront à chaque époque, et les défenseurs de la création et du tawhid, symbolisés par le prophète Moïse. Pharaon, à l’instar des matérialistes/croyants en l’évolution qui vivent à notre époque, rejette la création et impose au peuple l’idée que la vie a commencé par hasard dans le Nil. Autrement dit, comme les évolutionnistes d’aujourd’hui, il rejette la création.

Voilà que ce système de négation lancé par les partisans de Pharaon, qu’ils habillent d’un vêtement scientifique, est dépeint par le serpent. Or la vérité envoyée avec le prophète n’est pas cela. La vraie science lancée par les créationnistes d’aujourd’hui détruit elle aussi les mensonges de Pharaon. Voilà brièvement ce qu’est le verset. Vous savez vous aussi que la science/médecine a été symbolisée à chaque époque sous la forme d’un serpent/dragon. Allah sait mieux ce qui est le plus juste.