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Le Coran ouvre la voie à la science: La religion et la science sont toujours en accord

Sommaire
  1. Introduction
  2. Le dessein intelligent, c'est-à-dire la création
  3. La religion stimule la science
  4. La religion assure la bonne orientation de la science
  5. La religion et la science sont toujours en accord
  6. Les miracles scientifiques du Coran
  7. Les scientifiques croyants
  8. Les scientifiques croyants du passé
  9. Autres scientifiques croyants du passé
  10. Les scientifiques croyants de notre époque
  11. Les savants musulmans
  12. Autres scientifiques croyants de notre époque
  13. Conclusion
  14. Notes

Pour dissimuler leurs défaites face à la science, les matérialistes mettent toujours en œuvre différentes méthodes de propagande. Au premier rang de celles-ci vient la prétention d'un « conflit entre la science et la religion », devenue le thème principal des organes de presse matérialistes. Dans les sources qui expriment cette prétention, on raconte des histoires étrangères à la vérité, selon lesquelles la religion se serait opposée à la science tout au long de l'histoire et la science ne pourrait progresser que si l'on abandonne la religion.

Or il suffit de jeter un coup d'œil sur l'histoire des sciences pour voir que toutes ces prétentions sont fausses.

Si nous regardons l'histoire de l'islam, nous voyons qu'avec le Coran, la science est aussi entrée au Moyen-Orient. À l'époque préislamique, les Arabes formaient une société qui croyait à toutes sortes de croyances fausses et de superstitions et qui ne faisait aucune observation sur l'univers et la nature. Mais avec l'islam, cette société s'est civilisée, a accordé de la valeur au savoir et, conformément aux commandements du Coran, a commencé à observer l'univers et la nature. Ce ne sont pas seulement les Arabes, mais de nombreuses sociétés comme les Iraniens, les Turcs et les Nord-Africains qui se sont éclairées en embrassant l'islam. La perfection et les connaissances que Dieu enseigne aux hommes dans le Coran ont ouvert la voie à la formation d'une grande civilisation, en particulier aux IXe et Xe siècles. Un grand nombre de savants musulmans formés à cette époque ont fait des découvertes très importantes dans des domaines scientifiques tels que l'astronomie, les mathématiques, la géométrie et la médecine.

Al-Andalus, qui a occupé une place essentielle dans la transmission des activités scientifiques à l'Europe et où la plupart des savants musulmans ont été formés, a été le berceau de très grandes innovations et de très grands progrès, en particulier dans le domaine de la médecine. Les médecins musulmans ne se sont pas spécialisés dans un seul domaine ; ils s'étaient aussi spécialisés dans des domaines très vastes, en particulier la pharmacologie, la chirurgie, l'ophtalmologie, l'obstétrique, la physiologie, la bactériologie et l'hygiène. Ibn Juljul (?-992), qui a étudié pendant de longues années les plantes d'intérêt médical et a écrit des ouvrages sur l'histoire de la médecine et sur les plantes médicinales, et le médecin tunisien Abu Jafar Ibn al-Jazzar (?-1009), qui s'est rendu célèbre dans le domaine du diagnostic et du traitement et dont une trentaine d'ouvrages sont encore connus aujourd'hui, comptent parmi les savants les plus connus en médecine. Abd al-Latif al-Baghdadi (1162-1231) est connu pour ses travaux dans le domaine de l'anatomie. Il a corrigé les erreurs commises dans le passé sur l'anatomie de nombreux os du corps, comme la mâchoire inférieure et le sternum. L'ouvrage de Baghdadi intitulé « al-Ifada wa'l-I'tibar » a été perfectionné en 1788 et traduit en latin, en allemand et en français. Son ouvrage intitulé « Maqala fi'l-Hawass » traite quant à lui des cinq organes des sens.

Les anatomistes musulmans ont aussi déterminé le nombre exact des os du crâne humain et la présence de trois petits os dans l'oreille. Au premier rang des savants musulmans qui se sont consacrés à l'anatomie vient Ibn Sina (Avicenne) (980-1037). Ibn Sina, qui avait étudié dès son plus jeune âge la littérature, les mathématiques, la géométrie, la physique, les sciences naturelles et la logique, a été connu non seulement en Orient, mais aussi en Occident. Son ouvrage le plus célèbre, « al-Qanun fi'l-Tibb » (Le Canon de la médecine), a été écrit en arabe et, traduit en latin au XIIe siècle, il a été adopté et utilisé comme principal manuel dans les universités européennes jusqu'au XVIIe siècle. Il a en outre écrit plus de cent ouvrages dans les domaines de la philosophie et des sciences naturelles. Une grande partie des connaissances médicales exposées dans le Canon n'a rien perdu de son importance aujourd'hui.

« Il y a de même, parmi les hommes, les animaux et les bestiaux, des couleurs diverses. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Dieu. Dieu est certes Puissant et Pardonneur ! »

Coran, 35 : 28

« Dieu atteste, et aussi les anges et les détenteurs de la science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, Celui qui maintient la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage »

Coran, 3 : 18

Zakariya al-Qazwini, qui a vécu de 1203 à 1283, a quant à lui éliminé de nombreuses idées erronées sur le cerveau et le cœur qui perduraient depuis l'époque d'Aristote. Ses connaissances sur le cœur et le cerveau sont extrêmement proches de nos connaissances actuelles.

Zakariya al-Qazwini. Les travaux de Hamdallah Mustawfi al-Qazwini (1281-1350) et d'Ibn al-Nafis dans le domaine de l'anatomie ont posé les fondements de la médecine moderne. Dès les XIIIe et XIVe siècles, ces savants ont montré le lien entre le cœur et les poumons, le fait que les artères transportent le sang pur et les veines le sang impur, que le sang se purifie dans les poumons et que le sang pur qui revient au cœur est envoyé par l'aorte au cerveau et aux autres organes du corps.

Le premier volume de l'ouvrage en trois volumes d'Ali ibn Isa (?-1038) sur les maladies des yeux, intitulé « Tadhkirat al-Kahhalin fi'l-Ayn » et « Amradiha », est entièrement consacré à l'anatomie de l'œil et fournit de nombreuses informations précieuses. Cet ouvrage a ensuite été traduit en latin et en allemand.

Muhammad Abu Bakr Zakariya al-Razi (Rhazès) (865-925), Burhan al-Din Nafis (?-1438), Ismail Jurjani (?-1136), Qutb al-Din al-Shirazi (1236-1310), Mansur ibn Muhammad et Abu al-Qasim al-Zahrawi sont quelques-uns des savants musulmans qui occupent une place importante dans l'histoire de l'astronomie, des mathématiques, de la médecine et de l'anatomie.

Outre la médecine et l'anatomie, les savants musulmans ont apporté d'importantes contributions dans bien d'autres domaines. Al-Biruni, qui a vécu au XIe siècle, a affirmé que la Terre tournait 600 ans avant Galilée et a calculé le diamètre de la Terre 700 ans avant Newton. Ali Qushji, qui a vécu au XVe siècle, a dressé la première carte de la Lune, et une région de la Lune porte aujourd'hui son nom. Thabit ibn Qurra a vécu au IXe siècle et a découvert le calcul différentiel des siècles avant Newton. Al-Battani, qui a vécu au Xe siècle, a été le premier à découvrir la trigonométrie. Abu al-Wafa, qui a vécu au même siècle que lui, a introduit dans la trigonométrie les termes « sécante » et « cosécante ». Al-Khwarizmi a écrit le premier livre d'algèbre au IXe siècle. Al-Maghribi a trouvé la formule connue aujourd'hui sous le nom de « triangle de Pascal » 600 ans avant Pascal. Ibn al-Haytham, qui a vécu au XIe siècle, est le fondateur de l'optique. Roger Bacon et Kepler ont tiré profit de ses ouvrages, et Galilée, lui aussi, a inventé le télescope en profitant de ses ouvrages. Al-Kindi, lui, a avancé la théorie de la relativité 1 100 ans avant Einstein. Akşemseddin, qui a vécu environ 400 ans avant Pasteur, a été le premier à découvrir l'existence des microbes. Ali ibn al-Abbas a vécu au Xe siècle et a été le premier à pratiquer une opération du cancer. Ibn al-Jazzar, qui a vécu à la même époque, a expliqué les causes de la lèpre et ses méthodes de traitement. Comme on le voit, les savants musulmans, dont nous n'avons énuméré que quelques noms, ont fait d'importantes découvertes qui ont posé les fondements de la science moderne.

Al-Biruni est un savant musulman qui a vécu au XIe siècle. Il a prouvé que la Terre était en mouvement 600 ans avant Galilée et a calculé le diamètre du globe terrestre 700 ans avant Newton.
Al-Biruni est un savant musulman qui a vécu au XIe siècle. Il a prouvé que la Terre était en mouvement 600 ans avant Galilée et a calculé le diamètre du globe terrestre 700 ans avant Newton.
Ali Qushji a dressé au XVe siècle la première carte de la Lune ; un lieu de la Lune porte aujourd'hui son nom.
Ali Qushji a dressé au XVe siècle la première carte de la Lune ; un lieu de la Lune porte aujourd'hui son nom.

Lorsque nous considérons la civilisation occidentale, nous voyons que la naissance de la science moderne a, là encore, été bâtie sur la foi en Dieu. Le XVIIe siècle, connu comme l'époque de la « révolution scientifique », est riche en scientifiques qui menaient des recherches dans le but de découvrir l'univers et la nature créés par Dieu. À cette époque, toutes les institutions scientifiques fondées dans des pays comme l'Angleterre et la France avaient pour but de « connaître Dieu en découvrant Ses lois ». Newton, Kepler, Copernic, Bacon, Galilée, Pascal, Boyle, Paley et Cuvier ne sont que quelques-uns des scientifiques qui ont apporté d'importantes contributions au monde scientifique et qui sont en même temps connus pour leur foi en Dieu (pour plus d'informations, voir la section Les scientifiques croyants).

Ces scientifiques sont des personnes qui croyaient en Dieu et qui ont mené leurs activités scientifiques avec l'ardeur née de cette foi. L'un des exemples de cette vérité est la série d'ouvrages publiée en Angleterre au début du XIXe siècle et connue sous le nom de « Bridgewater Treatises ». De nombreux scientifiques ont mené des recherches dans différents domaines scientifiques et ont considéré les résultats obtenus comme « des preuves de l'harmonie et de la concordance que Dieu a créées dans l'univers et dans la nature ». La méthode utilisée par ces scientifiques a été exprimée par la notion de « Natural Theology » (théologie naturelle), qui signifie « connaître Dieu par la nature ».

Le livre le plus célèbre parmi les « Bridgewater Treatises » est celui que publia en 1802 William Paley, scientifique connu de son époque, intitulé « Natural Theology: or, Evidences of the Existence and Attributes of the Deity, Collected from the Appearances of Nature » (Théologie naturelle, ou preuves de l'existence et des attributs de la Divinité, tirées des apparences de la nature). Dans ce livre, Paley a donné des informations anatomiques très complètes et a fourni des exemples d'« ordonnancements » dans l'organisme des êtres vivants.

Plus tard, s'inspirant de l'ouvrage de Paley, une déclaration fut faite au nom de la Royal Society. Dans cette déclaration, il était recommandé aux scientifiques de mener des recherches sur les sujets suivants :

La Puissance, la Raison et la Beauté de Dieu, toutes les preuves et explications rationnelles montrant Sa création. Par exemple, la diversité et la formation des créatures de Dieu parmi les animaux, les plantes ou les métaux, les détails de la digestion et de la dissolution (des aliments), les exemples de « dessein » réalisés par l'homme et tout autre argument rationnel, les domaines de la science et de l'art anciens et modernes et toute la littérature...

De nombreux scientifiques ont répondu à cet appel à exposer les preuves de l'existence de Dieu, et des ouvrages scientifiques très importants ont été publiés l'un après l'autre. Les ouvrages publiés dans les « Bridgewater Treatises » et leurs auteurs sont les suivants :

– L'adaptation de la nature à la constitution morale et intellectuelle de l'homme (Thomas Chalmers, 1833)

– Chimie, météorologie et digestion (William Prout, M.D., 1834)

– Les instincts, les mœurs et l'histoire des animaux (William Kirby, 1835)

– La main humaine : un exemple de dessein (Charles Bell, 1837)

– La science de la géologie et de la minéralogie (Dean Buckland, 1837)

– L'adaptation de la nature à la constitution physique de l'homme (J. Kidd, M.D., 1837)

– Astronomie et physique générale (William Whewell, 1839)

– Physiologie animale et végétale (P. M. Roget, M.D., 1840)

Les « Bridgewater Treatises » sont l'un des nombreux exemples qui montrent l'harmonie entre la religion et la science. Le but de bien d'autres travaux scientifiques réalisés avant et après ces ouvrages a été de connaître l'univers créé par Dieu et, par ce moyen, de saisir Sa grandeur.

Le revirement du monde scientifique par rapport à cette direction est quant à lui une conséquence de la domination de la philosophie matérialiste sur la civilisation occidentale du XIXe siècle, à la suite d'une série de conditions sociales et politiques. Ce processus s'est exprimé de la façon la plus claire avec la théorie de l'évolution de Darwin et a commencé à présenter la science et la religion, à l'exact opposé de la situation antérieure, comme deux sources de connaissance contraires l'une à l'autre.

Les chercheurs anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln l'expliquent ainsi :

« Un siècle et demi avant Darwin, la science n'était pas séparée de la religion ; au contraire, elle en faisait partie et son but ultime était de la servir... Mais la science de l'époque de Darwin s'est détachée du sens qu'elle avait porté jusque-là et s'est imposée comme un rival absolu de la religion et comme une notion alternative. Désormais, l'humanité allait être contrainte de choisir entre les deux ».40

Mais aujourd'hui, la science, grâce à ses propres découvertes, réfute cette séparation forcée que l'on a voulu introduire entre la religion et la science. La religion nous enseigne que l'univers a été créé à partir du néant, et la science trouve les preuves de cette vérité. La religion nous enseigne que c'est Dieu qui a créé les êtres vivants, et la science met en évidence les preuves de cette vérité par l'ordre qu'elle découvre dans le monde vivant. Michael Denton dit dans son livre intitulé « Nature's Destiny » (Le destin de la nature) : « la science, considérée autrefois comme le plus grand allié de l'athéisme et du scepticisme, achève enfin le deuxième millénaire et, à notre époque, est devenue, comme le souhaitaient autrefois Newton et ses partisans, le plus grand défenseur de la croyance anthropocentrique ». La croyance anthropocentrique est la croyance selon laquelle Dieu a créé le monde pour les hommes.

Ce résultat mis en évidence par la science amène de plus en plus de scientifiques à croire sincèrement en Dieu. Le célèbre biochimiste Michael Behe exprime cette vérité en disant : « le nombre de scientifiques qui croient en un Créateur ou en l'existence d'une réalité au-delà de la nature est plus élevé que ne le laissent entendre les récits des médias populaires : il n'y a aucune raison de penser que les croyants, qui représentent 90 % de la population totale, soient différents chez les scientifiques »42.

Face à ce résultat auquel la science est parvenue, les matérialistes tentent d'intimider le monde scientifique en mettant en œuvre une série de mécanismes de pression.

Dans les pays occidentaux, pour qu'un scientifique puisse avancer, obtenir des grades scientifiques comme ceux de maître de conférences ou de professeur, et publier ses travaux dans des revues scientifiques, il doit se conformer à certains standards. Accepter sans réserve la théorie de l'évolution est le standard numéro un. C'est pourquoi certains scientifiques acceptent des fables darwinistes auxquelles ils ne croient pas du tout en réalité et laissent de côté les preuves de la création. Dans l'article intitulé « Scientists and Religion in America » (Les scientifiques et la religion en Amérique), paru dans le numéro de septembre 1999 de la revue « Scientific American », Rodney Stark, l'un des sociologues de l'université de Washington, a exposé ainsi la pression exercée sur les savants :

« Depuis 200 ans, on vend l'idée que “si tu veux être un savant, ton esprit doit être libéré de toutes les chaînes religieuses”... Dans les universités, les personnes religieuses se taisent et l'on donne la préférence à ceux qui n'ont pas de religion. Aux échelons supérieurs, il existe un système qui récompense l'irréligion ».43

Un autre exemple de ce combat systématique que les matérialistes mènent contre la religion est constitué par les méthodes de propagande dont nous avons parlé au début. Des prétentions telles que « la religion est en contradiction avec la science » ou « la science doit être matérialiste » sont les éléments essentiels de ces propagandes. Examinons maintenant pourquoi ces prétentions n'ont aucun côté logique et cohérent.

L'attitude de l'Église médiévale envers les scientifiques

Les milieux hostiles à la religion utilisent souvent les vues et l'attitude erronées de l'Église médiévale à l'égard de la science comme une arme contre la religion. On dit que l'Église a maintenu l'Europe en retard et l'a plongée dans la misère. La raison qui se cache derrière ces tentatives est d'associer l'Église médiévale à la religion et, par conséquent, de dire aux gens : « si la religion vient, nous serons ensevelis dans les ténèbres du Moyen Âge ». Or la vraie religion ne se réduit pas aux vues et à l'attitude de l'Église médiévale.

L'Église médiévale s'était éloignée de la révélation transmise par le Prophète Jésus et avait avancé certaines idées étrangères à la religion. Les vues de l'Église, dirigée en particulier par la classe du clergé au profit de certains groupes et totalement éloignée de la source divine, ont sans aucun doute nui aussi à la science. Mais cette vérité historique ne peut évidemment pas s'appliquer à l'islam. Car l'islam ne se fonde pas, comme l'Église médiévale, sur les superstitions d'une classe cléricale, mais uniquement et exclusivement sur le Coran, qui est la parole de Dieu.

La preuve évidente que l'Église médiévale conservatrice n'avait aucun rapport avec la piété est que des scientifiques comme Galilée, qui ont subi les pressions de cette Église, étaient en réalité des personnes extrêmement religieuses. (Dans la deuxième partie de ce guide, des informations plus détaillées seront données sur la foi de ces scientifiques.) Cet exemple montre une fois de plus que la pression exercée sur la science par la pensée scolastique n'est pas la conséquence de la piété, mais de la déformation de la religion.

Le Coran, lui, est la révélation de Dieu ; il n'a subi aucune modification et pas une seule de ses lettres n'a été changée. C'est pourquoi il n'y a dans le Coran ni la moindre contradiction ni la moindre erreur. Les informations que Dieu donne dans le Coran coïncident avec les découvertes scientifiques. Bien plus, de nombreuses vérités scientifiques découvertes seulement à notre époque ont été annoncées aux hommes dans le Coran il y a 1 400 ans. C'est là un miracle important du Coran et l'une des preuves irréfutables qu'il est la révélation de Dieu. (Dans les sections suivantes, il sera question de certaines des vérités scientifiques indiquées dans le Coran.)

La prétention « La science doit être matérialiste »

Un autre instrument de propagande des matérialistes est la prétention stéréotypée selon laquelle « la science n'étudie que la matière, elle doit donc être matérialiste ».

Ce n'est en réalité rien d'autre qu'un jeu de mots que comprendra immédiatement quiconque réfléchit un peu. Il est vrai que la science étudie la matière, mais cela ne veut pas dire que « la science doit être matérialiste ». Car « étudier la matière » et « être matérialiste » sont des choses très différentes.

En étudiant la matière, nous parvenons à la conclusion que la matière est apparue par l'effet d'une science et d'un dessein immenses. Même si nous ne voyons pas le concepteur de cette science et de ce dessein, nous comprenons qu'elle a été produite de manière consciente. Par exemple, imaginons une grotte dont nous ne sommes pas sûrs qu'un homme y soit entré avant nous. Si, en entrant dans cette grotte, nous trouvons sur ses parois des peintures fascinantes réalisées avec une très grande habileté, nous penserons alors : « avant nous, il y a eu ici un être intelligent, qui a créé des œuvres ici ». Même si nous ne voyons jamais cet être intelligent, nous comprenons son existence par ses œuvres.

La science étudie la nature précisément par ces méthodes et révèle qu'il existe dans la nature un ordre qu'il est absolument impossible d'expliquer en termes matériels, et que c'est un dessein qui ne peut être créé que par une Raison supérieure située au-delà de la matière. Autrement dit, elle voit dans chaque recoin du monde matériel les preuves évidentes de l'existence et de la souveraineté de Dieu.

Les approches conservatrices et fanatiques des matérialistes

Bien entendu, toute personne qui a une opinion déterminée est libre de vérifier si son opinion est confirmée du point de vue des vérités scientifiques et de mener des recherches scientifiques à ce sujet. Par exemple, une personne peut s'avancer et prétendre que la Terre est plate, et mener des recherches sur ce sujet. Mais l'essentiel est de savoir comment cette personne évaluera les résultats scientifiques qu'elle rencontrera. Dans les faits scientifiques, elle rencontrera d'innombrables preuves que la Terre est sphérique. Dans ce cas, cette personne doit se montrer juste, accepter la vérité et renoncer à sa prétention antérieure.

La même situation s'applique au matérialisme. La science a prouvé que la matière n'est pas un être absolu et qu'elle a un commencement. Elle a de plus montré qu'il existe dans la matière un dessein extraordinaire. Les scientifiques matérialistes qui étudient la matière ont eux aussi été témoins de ce que leurs théories n'étaient pas vraies et que la vérité était l'exact opposé de ce qu'ils croyaient.

Mais, fait intéressant, ces personnes sont attachées aveuglément au matérialisme et s'obstinent à ne pas renoncer à cette « croyance ». Richard Lewontin, évolutionniste célèbre de vision matérialiste et professeur de génétique à l'université Harvard, reconnaît ainsi ce comportement matérialiste fanatique :

« Nous avons une croyance dans le matérialisme ; c'est une croyance “a priori” (admise d'avance, tenue pour vraie). Ce ne sont pas les méthodes et les lois de la science qui nous obligent à donner une explication matérialiste du monde. Au contraire, c'est en raison de notre attachement a priori au matérialisme que nous élaborons des méthodes de recherche et des concepts qui donnent une explication matérialiste du monde. Le matérialisme étant absolument vrai, nous ne devons pas permettre qu'une explication divine entre en scène ».44

Lewontin exprime ouvertement la manière de penser de tous les matérialistes. Comme il l'indique dans ces propos, les matérialistes adoptent d'abord l'idéologie matérialiste, puis cherchent des informations qui confirmeront cette idéologie. Autrement dit, le matérialisme n'est pas une conclusion à laquelle ils sont parvenus par des recherches scientifiques, mais un jugement erroné qu'ils tentent d'imposer à la science.

On peut voir la même situation dans la manière de penser d'un autre évolutionniste. Le célèbre évolutionniste Robert Shapiro a exprimé ainsi sa fidélité à la théorie de l'évolution dans son livre intitulé « Origins: A Skeptic's Guide to the Creation of Life on Earth » (Origines : guide d'un sceptique sur la création de la vie sur Terre) :

« Il en est parmi eux qui t'écoutent. Mais Nous avons mis des voiles sur leurs cœurs, afin qu'ils ne le (le Coran) comprennent pas, et une surdité dans leurs oreilles. Quand bien même ils verraient toutes sortes de miracles, ils n'y croiraient pas ; et même lorsqu'ils viennent à toi, ils disputent avec toi. Ceux qui ont mécru disent :

“Ce ne sont là que des légendes des anciens !” »

Coran, 6 : 25

« Un jour, à l'avenir, toutes les expériences chimiques raisonnables pourront montrer que l'origine possible de la vie est entièrement erronée. De même, de nouvelles preuves géologiques pourront montrer que la vie est apparue soudainement sur terre. Enfin, en explorant tout l'univers, nous pourrons ne rencontrer ailleurs aucune trace de vie ni aucun processus susceptible de donner naissance à la vie. Dans une telle situation, certains scientifiques pourront se tourner vers la religion pour trouver une réponse. Mais d'autres, dont moi-même, chercheront à choisir et à avancer l'une des explications scientifiques possibles parmi celles, moins conformes à la vérité, dont nous disposons ».45

Ce à quoi Shapiro fait allusion lorsqu'il dit « nous continuerons à chercher une explication scientifique » est en réalité une « explication matérialiste ». Cet attachement aveugle au matérialisme entraîne Shapiro, et des milliers de personnes comme lui, dans un déni fanatique. Ce qu'ils veulent dire en réalité, c'est la phrase : « Quelles que soient les preuves que nous voyons, nous ne croirons pas en Dieu ».

Fait intéressant, cette illusion n'est pas propre aux seuls matérialistes de notre époque. Dans le Coran, Dieu donne des informations importantes sur ces hommes qui s'obstinent à Le nier. Par exemple, les Égyptiens qui, face aux nombreux miracles qui leur avaient été montrés, parlèrent ainsi au Prophète Moïse, ont le même caractère que les matérialistes modernes :

« Quel que soit le miracle (le signe) que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi ! »

Coran, 7 : 132

Dans d'autres versets, Dieu parle ainsi de ces hommes :

« Il en est parmi eux (les associateurs) qui t'écoutent. Mais Nous avons mis des voiles sur leurs cœurs, afin qu'ils ne le comprennent pas, et une surdité dans leurs oreilles. Quand bien même ils verraient toutes sortes de miracles, ils n'y croiraient pas. Et même lorsqu'ils viennent à toi, ils disputent avec toi. Ceux qui ont mécru disent :

“Ce ne sont là que des légendes (des contes) des anciens !” ».

Coran, 6 : 25

« Ils ont juré par Dieu de toute la force de leurs serments que, si un signe leur venait, ils y croiraient à coup sûr. Dis : “Les signes ne sont qu'auprès de Dieu.” Qu'en savez-vous ? Même si un signe (un miracle) leur venait, ils n'y croiraient pas ! »

Coran, 6 : 109