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Le Coran répond aux fausses évaluations du Coran: La spéculation au sujet du Déluge

Sommaire
  1. Introduction
  2. Les raisons de la mauvaise interprétation du Coran
  3. La confusion entre les versets ambigus (Mutashâbih) et les versets péremptoires (Muhkam)
  4. Le manque d’expertise dans les techniques d’interprétation du Coran
  5. La connaissance insuffisante de la langue arabe
  6. Le manque d’intelligence et de sagesse
  7. Le manque de réflexion
  8. Arrogance et supériorité
  9. L’interprétation du Coran basée sur de vieilles traditions
  10. L’incapacité de comprendre les versets du Coran ayant une portée scientifique
  11. L’interprétation du Coran à la lumière des valeurs décadentes de l’ordre moderne
  12. Le vin du paradis
  13. Une autre fausse interprétation au sujet du vin
  14. La prétention que "le porc produit dans les conditions hygiéniques rigoureuses d’aujourd’hui puisse être consommé"
  15. La prise de la narration coranique pour des fables
  16. L’hypothèse que le Coran n’est qu’une copie ou un plagiat d’autres livres saints
  17. Incompatibilités et différences
  18. L’idée que les informations scientifiques évoquées dans le Coran soient empruntées aux anciennes civilisations
  19. La mauvaise interprétation du pronom "Nous" employé dans le Coran pour faire référence à Dieu
  20. La mauvaise interprétation des exemples donnés dans le Coran
  21. La mauvaise interprétation des répétitions dans le Coran
  22. La mauvaise interprétation du style du Coran (Les invocations de l’homme de foi, les mots des anges...)
  23. Le sujet de la création du monde en six jours
  24. La spéculation au sujet du nom de "Hâmân"
  25. La spéculation au sujet du Déluge
  26. Conclusion

Le sujet du Déluge et de Nûh (Noé) est l’un des sujets que les dénégateurs ne peuvent rationaliser et c’est pourquoi ils s’y opposent. Les gens qui contestent l’idée que le Déluge avait eu lieu arguent du fait qu’il est techniquement impossible qu’une inondation mondiale ait pu se produire. Par conséquent, disent-ils, comme le Coran mentionne pareil événement, il est improbable qu’il incarne la parole de Dieu. En réalité, de telles allégations sont incorrectes lorsqu’il s’agit du saint Coran, étant donné que c’est le seul Livre révélé par Dieu qui est resté inchangé. D’ailleurs, la mention du Déluge dans le Coran est racontée d’une manière très différente si on la compare à la version de la Torah et d’autres cultures.

Dans la Torah modifiée, le Déluge est énoncé comme ayant été universel et ayant couvert le monde entier. Le Coran, de son côté, ne fait aucune référence à une inondation universelle. Il soutient, au contraire, l’opposé, car ses versets expliquent que l’inondation n’était pas mondiale mais plutôt régionale et que seule la nation qui contestait la prophétie de Nûh (psl) avait été punie.

Le Prophète Nûh avait été envoyé à sa propre nation seulement, juste comme le Prophète Hûd avait été envoyé au peuple de ‘Âd (Sourate Hûd – 11/50) et le Prophète Sâlih aux Thamûd (Sourate Hûd – 11/61), et l’inondation n’a donc détruit que son peuple:

Nous avons envoyé Nûh à son peuple: "Je suis pour vous un donneur d’alarme explicite. Que vous n’adoriez qu’Allâh, je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux". (Coran, Hûd – 11/25-26)

Ceux qui furent détruits étaient ceux qui avaient dénié le message et persisté dans l’opposition aux révélations que transmettait le Prophète Nûh. Les versets coraniques qui traitent de ce sujet ne laissent planer aucun doute: Mais ils le démentirent, et alors Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui, dans l’arche et Nous engloutîmes ceux qui avaient démenti Nos signes. C’était un peuple aveugle. (Coran, Al-A‘râf – 7/64)

Aussi, Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous exterminâmes ceux qui avaient démenti Nos signes et qui n’avaient pas la foi. (Coran, Al-A‘râf – 7/72) Le Coran déclare, nous ne pouvons que le constater, que le peuple du Prophète Nûh avait été détruit, certes, mais pas le monde entier. Quand les versets coraniques sont si évidents, arguer du fait que l’inondation du peuple de Nûh mentionnée dans le Coran était universelle, ne peut avoir aucun autre but, sinon de confondre et de duper les gens mal informés.

Le fait que les erreurs et les superstitions qui existent dans les versions courantes de la Torah et de l’Evangile n’existent pas dans le Coran, mais y sont au contraire corrigées, ne peut être qu’une autre preuve que ce Livre avait été révélé par Dieu.

Par ailleurs, il n’est pas possible que le Coran parle du Déluge comme un événement universel pour une autre raison: Dieu déclare qu’une nation ne peut être anéantie tant qu’un message ne lui avait été envoyé. Autant dire, la destruction aura lieu si le peuple en question a reçu un messager venant l’avertir et le guider mais il l’a rejeté. C’est ce qui est énoncé dans la sourate Al-Qasas:

Ton Seigneur n’aura point anéanti les cités avant d’avoir envoyé dans leur cité mère un messager qui récite aux hommes Nos versets. Nous n’aurons anéanti les cités que lorsque leur peuple eut fait preuve d’iniquité. (Coran, Al-Qasas – 28/59)

Un autre verset énonce également:

Quiconque suit la bonne voie, il la suit pour son propre intérêt; quiconque s’égare, il s’égare à son propre dam. Nulle (âme) pécheresse ne portera la charge d’une autre. Nous n’aurons point châtié tant que Nous n’eûmes envoyé un messager.

(Coran, Al-Isrâ’ – 17/15)

Comme on peut l’avérer à travers les versets ci-dessus mentionnés, la destruction d’un peuple auquel aucun messager n’avait été envoyé ne concorde pas avec les normes établies par Dieu. Or le Prophète Nûh n’avait été envoyé qu’à son peuple pour lui rappeler la parole de Dieu. C’est pourquoi Dieu a détruit le peuple du Prophète Nûh, mais non les autres nations qui n’avaient pas encore reçu de messagers. L’autre sujet prêtant à débat concernant le Déluge est de savoir si la montée des eaux fut assez haute pour couvrir toutes les crêtes et les montagnes de la région. Le Coran affirme qu’après l’inondation le bateau de Nûh s’est posé sur le Mont de "Jûdîyy". Le terme "Jûdîyy" indique une montagne particulière, mais, en arabe, il signifie en réalité "un point élevé ou un endroit". Ainsi nous pouvons conclure à partir du Coran que le Déluge n’a pas envahi le monde entier et toutes les montagnes, comme l’indique la Torah falsifiée, mais il a plutôt couvert une région particulière. D’ailleurs, les excavations archéologiques effectuées dans les régions dont on pense qu’elles avaient été affectées par l’inondation indiquent que ce n’était pas un événement universel couvrant le monde entier, mais en fait une catastrophe régionale ayant couvert une grande partie de la Mésopotamie. (Pour plus d’informations, voir Les nations disparues de Harun Yahya)