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Guide pratique de la foi (1): Qu'adviendrait-il du système social sans la religion ?

Sommaire
  1. Comment prend-on conscience de l'existence de Dieu ?
  2. Comment connaît-on Dieu ?
  3. Quelle est la finalité de notre création ?
  4. Pourquoi sommes-nous éprouvés ?
  5. Comment servir Dieu ?
  6. Pourquoi la religion est-elle nécessaire ?
  7. Comment vivre sa religion (dîn) ?
  8. Comment peut-il y avoir du sens moral sans religion ?
  9. Qu'adviendrait-il du système social sans la religion ?
  10. Quels bénéfices matériels et spirituels l'observance de la morale coranique apporte-t-elle à la société ?
  11. Quels avantages l'observance des préceptes coraniques procure-t-elle à la famille ?
  12. Quels avantages l'observance des préceptes coraniques procure-t-elle à l'état ?
  13. Quels avantages l'observance des préceptes coraniques procure-t-elle à l'art ?
  14. Quels avantages l'observance des préceptes coraniques procure-t-elle au système scolaire ?
  15. Quels avantages l'observance des préceptes coraniques procure-t-elle au monde du travail ?
  16. Qu'est-ce qu'associer à Dieu et qu'est-ce que l'idolâtrie ?
  17. Que signifie idolâtrer quelque chose ?
  18. Comment est-on sauvé de l'idolâtrie ?
  19. Que signifie rechercher l'agrément de Dieu au plus haut degré ?
  20. Qu'est-ce que la foi implicite ?
  21. Comment saurai-je laquelle de mes actions gagnera l'agrément de Dieu ?
  22. Y a-t-il dans l'individu une autre voix que sa conscience ?
  23. Comment voyons-nous ?
  24. Que signifie être un "ensemble de perceptions" ?
  25. L'existence du monde extérieur est-elle indispensable ?
  26. Sommes-nous dupes de croire à la réalité de nos perceptions, sans aucun correspondant matériel ?
  27. Si les entités matérielles que nous connaissons sont en fait des perceptions, alors qu'est-ce que le cerveau ?
  28. Qui ou qu'est-ce qui perçoit ?
  29. Puisque ce que nous percevons comme le monde matériel n'est cons- titué que de perceptions vues par nos esprits, quelle est donc la source de ces perceptions ?
  30. Comment se fait-il que Dieu englobe tout et qu'Il soit plus proche de nous que notre veine jugulaire ?
  31. L'amour de Dieu n'est-il pas suffisant? La crainte de Dieu est-elle in- dispensable ?
  32. Avec quelle intensité un croyant sincère doit-il craindre Dieu ?
  33. N'importe quel lecteur du Coran peut-il le comprendre ?
  34. Puis-je lire le Coran tout le temps ?
  35. Le Coran s'adresse-t-il à toutes les époques ?
  36. Dieu a-t-Il préservé les versets du Coran jusqu'à ce jour sans aucun changement ?
  37. Quels sont les miracles scientifiques du Coran ?
  38. Existe-t-il un système de codage numérique du Coran ?
  39. Comment connaît-on l'existence de l'au-delà ?
  40. La réincarnation existe-t-elle ?
  41. La mort est-elle une disparition ?
  42. Que ressent-on au moment de la mort ?
  43. L'univers est-il mortel aussi ?
  44. Toutes les personnes qui auront vécu jusqu'au jour de la résurrection connaîtront-elles cela, ou bien seulement celles qui seront en vie à ce mo- ment-là ?
  45. Quel genre de jugement y aura-t-il le Jour du Jugement ?
  46. Peut-on endosser la responsabilité des péchés d'un autre ?
  47. Les êtres humains pourront-ils compenser ce qu'ils ont fait lorsqu'ils verront la vérité dans l'au-delà ?
  48. Quel genre d'endroit est l'enfer ?
  49. Que disent les versets du Coran au sujet de l'enfer ?
  50. Quel genre d'endroit est le paradis ?
  51. Qui ira au paradis ?
  52. Qu'est-ce que la vertu véritable ?
  53. Qu'est-ce que l'amour dans le Coran ?
  54. Pour quelle raison les croyants sont-ils constamment ensemble ?
  55. Quel genre de vie Dieu a-t-Il promis aux croyants dans ce monde ?
  56. Comment invoque-t-on Dieu? Y a-t-il un lieu, un temps, et une forme précis ?
  57. Dieu accepte-t-Il chaque prière ?
  58. Comment se repent-on devant Dieu? Est-il suffisant de dire : "Je me repens" ?
  59. Dieu accepte-t-Il tous les actes ou professions de repentir ?
  60. Puisque Dieu me pardonne si je me repens, est-il juste de penser que je peux faire n'importe quoi puis me repentir ?
  61. Que doit-on changer en soi-même lorsqu'on commence à vivre sa reli- gion ?
  62. Une fois converti à l'Islam, suis-je responsable devant Dieu des pé- chés commis dans ma vie passée ?
  63. Faut-il nécessairement expliquer les préceptes de l'Islam aux autres ?.
  64. Dans quel sens Dieu apprécie-t-Il la patience ?
  65. Que signifie "placer sa confiance en Dieu" ?
  66. Qu'est-ce que la taqwa? Quels sont ceux qui ont la taqwa ?
  67. Selon Dieu, quels sont les critères de la supériorité ?
  68. Qu'est-ce que la méditation approfondie ?
  69. Religion et science sont-elles compatibles ?
  70. Quels sont les scientifiques qui croient en Dieu et en la religion ?
  71. Comment remercier Dieu ?
  72. Quel genre d'être est Satan ?
  73. Comment Satan approche-t-il les gens? Par quelles méthodes essaie-t-il de les faire dévier de leur route ?
  74. Satan possède-t-il un pouvoir indépendant ?
  75. Sur qui Satan n'a-t-il aucune influence ?
  76. Qu'est-ce que "la religion de l'ignorant" ?
  77. Le système adopté par la majorité est-il toujours juste ?
  78. Que doit-on faire pour renier la "religion de l'ignorant" ?
  79. Nous avons établi que les croyants sont sages. Quelle est la différence entre sagesse et intelligence ?
  80. Quels éléments peuvent nuire à la sagesse humaine ?
  81. Le Coran affirme que Dieu n'aime pas les arrogants. Qu'est-ce que l'arrogance, selon le Coran ?
  82. D'après les préceptes coraniques, comment une personne humble doit-elle se comporter ?
  83. Suis-je responsable de mes intentions ?
  84. Que signifie "la vie de ce monde est un plaisir illusoire" ?
  85. Quelles sont les raisons divines (hikmat) aux faiblesses humaines ?
  86. Pour quelle raison divine d'anciennes nations sont-elles mentionnées dans le Coran ?
  87. Dans quels buts les djinns ont-ils été créés ?
  88. Quel genre d'êtres sont les anges ?
  89. Comment peut-on définir le temps ?
  90. Qu'est-ce que la relativité temporelle ?
  91. Qu'est-ce que le destin ?
  92. Peut-on changer le destin décrété par Dieu ?
  93. Comment la résurrection se produira-t-elle ?
  94. Comment l'univers s'est-il formé ?
  95. Y a-t-il un "homme primitif" ?

Dans un environnement dépourvu de religion, la première structure morale et sociale à disparaître est celle de la famille. Des valeurs telles que la loyauté, la fidélité, la déférence, l’amour et le respect, qui la soutiennent, sont totalement abandonnées. Il faut se souvenir que la famille est le fondement de la société et que, si la famille s’effondre, la société la suivra. L’état et la nation mêmes n’ont plus de raison d’être puisque toutes les valeurs morales qui les sous-tendent ont été oblitérées.

Par ailleurs, dans les sociétés non religieuses, personne n’a plus aucune raison de ressentir du respect, de l’amour, ou de la compassion pour qui que ce soit d’autre. Cela mène à l’anarchie sociale. Le riche déteste le pauvre, le pauvre déteste le riche. La colère se développe envers les handicapés ou les nécessiteux, ou bien l’agression surgit entre des nations différentes. Les travailleurs deviennent agressifs envers leurs employeurs, et les employeurs envers leurs employés ; les pères se retournent contre leurs fils, et les fils contre leurs pères.

La cause de l’effusion de sang continuelle et des faits divers relatés dans les journaux est l’absence de religiosité. Les faits divers nous mettent quotidiennement en face de gens irréfléchis qui s’entretuent pour des motifs tout à fait futiles.

Au contraire, un homme qui sait qu’il aura des comptes à rendre dans l’au-delà ne peut pointer une arme sur la tête de quelqu’un d’autre et tirer. Il sait que Dieu a interdit le crime aux humains, et sa crainte de Dieu garantit son abstention de tout acte provoquant Sa colère.

Ne semez pas le désordre sur la terre, après que l’ordre y a été établi. Invoquez votre Seigneur avec crainte et espoir. La miséricorde de Dieu est à la portée de ceux qui font des œuvres salutaires.

Coran, 7 : 56

La cause de la banalisation du suicide est également l’absence d’éthique religieuse. Celui qui se suicide commet en fait un meurtre. Par exemple, quelqu’un qui tente de se suicider parce que sa petite amie l’a quitté devrait se poser les questions suivantes : songerait-il à se suicider pour cette fille, si elle devenait infirme, ou vieille, ou si elle était soudain gravement défigurée? Bien sûr que non ! Il surinvestit sa relation avec elle lorsqu’il la voit élégante et pleine de santé, et il associe son adoration à celle de Dieu en l’estimant plus importante que Dieu, l’au-delà et la religion. Il risque la mort pour elle.

Quelqu’un guidé par le Coran, en revanche, ne ferait jamais une chose pareille. Il n’y penserait pas une seconde ! Un croyant vit pour la satisfaction de Dieu et supporte patiemment les difficultés et problèmes par lesquels Dieu l’éprouve dans ce monde. Et il n’oublie pas qu’il sera amplement récompensé pour sa patience, à la fois dans ce monde et dans l’au-delà.

Le vol est également une chose très banale dans les sociétés non religieuses. Un homme qui vole ne pense pas à l’ampleur des problèmes qu’il cause à la personne qu’il spolie. Il dérobe à sa victime dix années de ses gains en une seule nuit, et ne se soucie pas de l’étendue de sa souffrance. Lorsqu’il inflige une souffrance à autrui, il peut certes ressentir des remords de conscience. Mais si tel n’est pas le cas, c’est encore plus grave : cela signifie que le voleur s’est endurci à force de commettre toutes sortes d’actes immoraux.

Dans les sociétés non religieuses, des valeurs telles que l’hospitalité, le sacrifice pour autrui, la solidarité et la générosité disparaissent totalement. Pour commencer, les gens ne s’apprécient pas réciproquement comme les êtres humains qu’ils sont, car ils se perçoivent comme descendants de singes. Personne ne veut accueillir, servir, honorer ou offrir de beaux présents à quelqu’un dont il pense qu’il descend du singe. Les personnes qui partagent cette opinion ne s’apprécient pas les unes les autres. Personne ne pense à la santé, au bien-être ou au confort des autres. On ne se soucie pas de blesser autrui, pas plus que de prévenir un tel acte. Ainsi, dans les hôpitaux, des agonisants sont laissés étendus indéfiniment sur des brancards, sans que personne ne s’occupe d’eux. Ou bien encore des restaurateurs travaillant dans une saleté extrême, dans des conditions malsaines, ne se soucient pas des dommages qu’ils peuvent causer à la santé de ceux qui viennent manger chez eux. Ils ne pensent qu’à l’argent qu’ils amassent. De nombreux exemples rendent cela manifeste dans nos vies quotidiennes. Ici, la logique dominante veut que les gens ne soient bons les uns envers les autres que s’ils peuvent espérer en tirer quelque profit en retour.

Au contraire, selon les standards de la morale coranique, les gens s’estiment réciproquement comme serviteurs de Dieu. Ils n’attendent aucune faveur en retour, loin de là : ils recherchent la satisfaction de Dieu par de bonnes actions continuelles, et rivalisent entre eux dans le bien.