Marie est-elle la sœur du prophète Aaron ?
Le Coran est assurément la parole d’Allah, c’est un Livre préservé et il a été expliqué par Allah Lui-même (Sourate Hud, 1) Il ne contient aucune contradiction ni aucune incohérence. Les allégations de contradiction avancées par les personnes qui ne croient pas au Coran sont des sujets qui nous amènent à croire, avec une acceptation encore plus ferme, que le Coran est la parole d’Allah. Les allégations de contradiction avancées sont pleines de preuves très superficielles et fragiles. L’une d’elles est celle qui concerne Marie, présentée dans le Coran comme « la femme exemple pour les mondes ».
Dans le verset : « Ô sœur d’Aaron, ton père n’était pas un homme mauvais et ta mère n’était pas non plus une (femme) débauchée et impudique. » (Sourate Maryam, 28), est-il dit. L’expression « Ô sœur d’Aaron » est employée pour Marie. Ce que l’on prend pour une contradiction, c’est justement cela, c’est-à-dire l’idée que Marie serait la sœur du prophète Aaron. Aaron, qui est le frère du prophète Moïse, a vécu environ 1200 ans avant Marie, et comment se fait-il que tous deux soient qualifiés de frère et sœur ?
En disant « Ô sœur d’Aaron », c’est la personne « issue de la descendance d’Aaron » qui est désignée. Les personnes qui lisent ces versets ont dans l’esprit l’impression suivante. Le prophète Aaron représente le judaïsme et c’est une personne de la descendance des Enfants d’Israël, alors que Marie est chrétienne, comment se fait-il qu’ils soient qualifiés de frère et sœur.
Autant le prophète Aaron est de la descendance des Enfants d’Israël, autant Marie est de la descendance des Enfants d’Israël. On oublie ou on perd de vue que, Marie étant la mère du prophète Jésus, elle aussi est des Enfants d’Israël. Ce qui est visé dans le verset, c’est aussi que ces deux personnes sont issues de la même descendance et qu’elles perpétuent la morale des prophètes. Comme l’admettaient aussi les personnes qui vivaient à la même époque qu’elle, Marie était, par son honnêteté, sa foi et sa chasteté, une femme exemple pour toutes les sociétés. Il est question d’une réaction des gens, qui s’étonnent que Marie soit enceinte sans père et qui, pensant qu’elle a manqué de chasteté, réagissent au sens de : « toi, une personne issue d’une descendance aussi bénie, comment as-tu pu faire une chose pareille ». En faisant référence à la descendance et à la morale des prophètes, ils emploient l’expression « sœur d’Aaron ». Par conséquent, il n’y a ici aucune contradiction, ce qui est visé, c’est la descendance et la morale des prophètes. Le récit général du Coran va aussi dans ce sens. Les prophètes ont été envoyés à leurs sociétés en tant que leurs « frères », et l’expression « leurs frères » ici vient de ce qu’ils sont de la même descendance.
Les croyants ne sont que des frères… (Sourate Al-Hujurat, 10)
« (Aux gens de) ‘Ad (Nous avons envoyé) leur frère Hud. Il a dit : « Ô mon peuple, adorez Allah, vous n’avez pas d’autre divinité que Lui. Vous n’êtes que des gens qui forgent (des dieux) par le mensonge. » (Sourate Hud 50)